{"id":14,"date":"2023-02-06T17:17:51","date_gmt":"2023-02-06T16:17:51","guid":{"rendered":"http:\/\/amis-claude-tillier.org\/?page_id=14"},"modified":"2023-11-14T11:18:14","modified_gmt":"2023-11-14T10:18:14","slug":"biographie","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/amis-claude-tillier.org\/index.php\/biographie\/","title":{"rendered":"Biographie de Claude Tillier"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"180\" height=\"184\" src=\"https:\/\/amis-claude-tillier.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/claude-tillier-1801-1844-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-24\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\"><br>Claude Tillier na\u00eet le 11 avril 1801 d&rsquo;un p\u00e8re serrurier, \u00e0 Clamecy (Ni\u00e8vre). Apr\u00e8s des \u00e9tudes au<br>lyc\u00e9e de Bourges et l&rsquo;obtention du baccalaur\u00e9at en 1820, il est ma\u00eetre d&rsquo;\u00e9tudes au coll\u00e8ge de<br>Soissons puis \u00e0 Paris. Incorpor\u00e9 dans l&rsquo;arm\u00e9e de 1822 \u00e0 1827, il participe en 1823 \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9dition<br>d&rsquo;Espagne, dont il relate ses souvenirs en trois chapitres dans \u00ab <em>De l&rsquo;Espagne<\/em> \u00bb. Revenu \u00e0 Clamecy<br>et mari\u00e9 en 1828, il est nomm\u00e9 instituteur puis directeur au Coll\u00e8ge de l&rsquo;Enseignement mutuel,<br>ancienne \u00c9cole royale militaire d&rsquo;artillerie, actuellement M\u00e9diath\u00e8que Fran\u00e7ois-Mitterrand.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Contestant les m\u00e9thodes d&rsquo;enseignement, il ouvre une \u00e9cole priv\u00e9e et fonde avec d&rsquo;autres le journal<br><em>L&rsquo;ind\u00e9pendant<\/em> en 1831. Il s&rsquo;y montre peu tendre envers les puissants de Clamecy, ce qui lui suscite<br>d&rsquo;ardents adversaires. L&rsquo;ann\u00e9e suivante, il d\u00e9missionne de la direction de l&rsquo;\u00e9cole mutuelle et poursuit<br>ses activit\u00e9s d&rsquo;instituteur priv\u00e9 jusqu&rsquo;en 1841, date \u00e0 laquelle il quitte Clamecy et s&rsquo;installe \u00e0 Nevers<br>o\u00f9 il est jusqu&rsquo;en 1843 r\u00e9dacteur en chef de <em>L&rsquo;Association<\/em>, journal d&rsquo;opposition d\u00e9mocrate auquel il<br>donne un caract\u00e8re litt\u00e9raire en publiant, sous forme de feuilleton <em>Deux contes<\/em>, chroniques<br>nivernaises, \u00ab <em>Comment le chanoine eut peur<\/em> \u00bb et \u00ab <em>Comment le capitaine eut peur<\/em> \u00bb. Il publie<br>ensuite des pamphlets contre les notables de Nevers et de la Ni\u00e8vre, notamment le d\u00e9put\u00e9 Andr\u00e9<br>Dupin, dit \u00ab Dupin a\u00een\u00e9 \u00bb et Mgr Duf\u00eatre, \u00e9v\u00eaque ultramontain de Nevers. Atteint de tuberculose<br>depuis son service militaire, il meurt pr\u00e9matur\u00e9ment le 12 octobre 1844 et est inhum\u00e9 au cimeti\u00e8re<br>Jean-Gautherin \u00e0 Nevers, carr\u00e9 n\u00b08. A l&rsquo;initiative de notre association, un lutrin m\u00e9moriel a \u00e9t\u00e9 install\u00e9 devant sa tombe le 14 septembre 2018.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"700\" height=\"933\" src=\"https:\/\/amis-claude-tillier.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/BUSTE-TILLIER.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-73\" style=\"width:350px;height:467px\" srcset=\"https:\/\/amis-claude-tillier.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/BUSTE-TILLIER.jpg 700w, https:\/\/amis-claude-tillier.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/BUSTE-TILLIER-225x300.jpg 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>La Fontaine Claude Tillier, poss\u00e8de un buste en bronze repr\u00e9sentant Claude Tillier sur son pi\u00e9destal. A l\u2019arri\u00e8re,  sont grav\u00e9s les titres de ses \u0153uvres principales : Mon oncle Benjamin, Corn\u00e9lius, Pamphlets. Le monument est situ\u00e9 sur la rue du grand march\u00e9.<br>Sculpt\u00e9e par \u00c9mile-Andr\u00e9 Boisseau et inaugur\u00e9e en 1905.<\/em><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><br>Auteur de deux romans,\u00ab <em>Mon Oncle Benjamin<\/em> \u00bb (1842) et \u00ab <em>Belle-Plante et Corn\u00e9lius<\/em> \u00bb (1843),<br>mais surtout connu du grand public pour le premier, qui fut port\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran par \u00c9douard Molinaro en<br>1969, Claude Tillier m\u00e9rite qu&rsquo;on s&rsquo;attarde de fa\u00e7on plus approfondie sur ses \u00e9crits, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de<br>ses romans ou de ses pamphlets. Il y exprime en effet toute sa fiert\u00e9 d&rsquo;appartenir au rang des<br>modestes, de partager leurs humbles aspirations, et de soutenir leur cause face aux puissants qui les<br>m\u00e9prisent et souvent les oppriment. En fervent d\u00e9mocrate, il souhaite le suffrage universel et la<br>libert\u00e9 de la presse, s&rsquo;insurge contre les privil\u00e8ges de classe et honnit l&rsquo;obscurantisme et les fastes<br>d&rsquo;un clerg\u00e9 conservateur, complice de l&rsquo;asservissement du peuple. Sa plume ac\u00e9r\u00e9e sied<br>admirablement \u00e0 la satire sans toutefois n\u00e9gliger un humour jubilatoire apparaissant parfois comme<br>une politesse du d\u00e9sespoir, et qui incite, \u00e0 titre de compensation, \u00e0 la joie de vivre et aux plaisirs<br>terrestres. Une philosophie gu\u00e8re \u00e0 l&rsquo;image de sa courte vie, assombrie par la maladie et les attaques<br>de ses ennemis qu&rsquo;il fustigea courageusement malgr\u00e9 le contexte politique r\u00e9pressif du r\u00e8gne de<br>Louis-Philippe. Il est rest\u00e9 tr\u00e8s attach\u00e9 \u00e0 son terroir qu&rsquo;il avait quitt\u00e9 malgr\u00e9 lui, et sa pens\u00e9e est<br>toujours toujours revenue \u00e0 sa ville natale.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Il d\u00e9finit ainsi son credo :<br><em>\u00ab Je n&rsquo;ai dans ma main qu&rsquo;une plume de roitelet ; mais, \u00e0 Dieu ne plaise que je ne la vende jamais \u00e0<br>nos oppresseurs \u00bb<br>\u00ab Pouvoir se dire : \u00ab l&rsquo;oppresseur me craint et l&rsquo;opprim\u00e9 esp\u00e8re en moi \u00bb, voil\u00e0 la plus belle des<br>richesses pour laquelle je donnerais toutes les autres \u00bb<\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"771\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/amis-claude-tillier.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/MOB-2019-RECADREE--771x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-74\" style=\"width:387px;height:514px\" srcset=\"https:\/\/amis-claude-tillier.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/MOB-2019-RECADREE--771x1024.jpg 771w, https:\/\/amis-claude-tillier.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/MOB-2019-RECADREE--226x300.jpg 226w, https:\/\/amis-claude-tillier.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/MOB-2019-RECADREE--768x1020.jpg 768w, https:\/\/amis-claude-tillier.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/MOB-2019-RECADREE-.jpg 1129w\" sizes=\"auto, (max-width: 771px) 100vw, 771px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>1ere de couverture de la r\u00e9\u00e9dition de \u00ab\u00a0Mon oncle Benjamin\u00a0\u00bb (imprimerie Laballery)<\/em><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Claude Tillier na\u00eet le 11 avril 1801 d&rsquo;un p\u00e8re serrurier, \u00e0 Clamecy (Ni\u00e8vre). 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Atteint de tuberculosedepuis son service militaire, il meurt pr\u00e9matur\u00e9ment le 12 octobre 1844 et est inhum\u00e9 au cimeti\u00e8reJean-Gautherin \u00e0 Nevers, carr\u00e9 n\u00b08. A l&rsquo;initiative de notre association, un lutrin m\u00e9moriel a \u00e9t\u00e9 install\u00e9 devant sa tombe le 14 septembre 2018. Auteur de deux romans,\u00ab Mon Oncle Benjamin \u00bb (1842) et \u00ab Belle-Plante et Corn\u00e9lius \u00bb (1843),mais surtout connu du grand public pour le premier, qui fut port\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran par \u00c9douard Molinaro en1969, Claude Tillier m\u00e9rite qu&rsquo;on s&rsquo;attarde de fa\u00e7on plus approfondie sur ses \u00e9crits, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse deses romans ou de ses pamphlets. Il y exprime en effet toute sa fiert\u00e9 d&rsquo;appartenir au rang desmodestes, de partager leurs humbles aspirations, et de soutenir leur cause face aux puissants qui lesm\u00e9prisent et souvent les oppriment. En fervent d\u00e9mocrate, il souhaite le suffrage universel et lalibert\u00e9 de la presse, s&rsquo;insurge contre les privil\u00e8ges de classe et honnit l&rsquo;obscurantisme et les fastesd&rsquo;un clerg\u00e9 conservateur, complice de l&rsquo;asservissement du peuple. Sa plume ac\u00e9r\u00e9e siedadmirablement \u00e0 la satire sans toutefois n\u00e9gliger un humour jubilatoire apparaissant parfois commeune politesse du d\u00e9sespoir, et qui incite, \u00e0 titre de compensation, \u00e0 la joie de vivre et aux plaisirsterrestres. Une philosophie gu\u00e8re \u00e0 l&rsquo;image de sa courte vie, assombrie par la maladie et les attaquesde ses ennemis qu&rsquo;il fustigea courageusement malgr\u00e9 le contexte politique r\u00e9pressif du r\u00e8gne deLouis-Philippe. Il est rest\u00e9 tr\u00e8s attach\u00e9 \u00e0 son terroir qu&rsquo;il avait quitt\u00e9 malgr\u00e9 lui, et sa pens\u00e9e esttoujours toujours revenue \u00e0 sa ville natale. 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